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Publié par Les Minimes de l'Anglet Olympique Rugby Club

FINALE TOP 14:
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Top 14 : Le Racing au bout du courage

Les Racingmen, réduit à 14 dès la 18ème minute, ont réussi à s'imposer face à des toulonnais trop indisciplinés sur la fin, et qui ont perdu la bataille des rucks.

La France du rugby dans son ensemble s'était donnée rendez-vous à Barcelone en ce jour de finale du Top 14. Des drapeaux rouge et noir occupaient la majorité des tribunes combles du Camp Nou, et quelques drapeaux du Racing venaient parsemer les gradins d'un peu de ciel et blanc du plus bel effet sur cette mosaïque multicolore aux couleurs de l'USAP, de l'ASM, su Stade Toulousain ou du Castres Olympique. Un public cosmopolite, certes, mais en majorité acquis à la cause des hommes de Bernard Laporte. Du moins au début de la rencontre. Les Racingmen pénètrent d'ailleurs sur la pelouse de l'enceinte catalane sous les sifflets des supporters opposés. On n'en est encore qu'à l'échauffement. Le pilou-pilou vient confirmer la tendance, avec un déferlement de décibels mayolaises descendant des tribunes.

Le bouclier de Brennus arrive alors du ciel, dans les bras d'une sylphide harnachée à un filin. Le tout sur un air de Carmen et des pom pom girls qui l'accueillent sur une danse appropriée avant de laisser les toreador entrer dans l'arène.
Les Racingmen entrent avec le blazer du club sur le dos, excepté le pilier Tameifuna, qui n'a pas trouvé blazer à sa taille. Il est néanmoins recouvert d'un palliatif, avec l'écusson du club. A l'énoncé de son nom lors des compositions d'équipe, Dan Carter est acclamé, autant par les Toulonnais que par l'ensemble du public. Comme un présage.

C'est pourtant les Toulonnais qui tirent les premiers. Ben Arous est pénalisé d'entrée (1e) pour ne pas avoir quitté assez prestement la zone de placage. Leigh Halfpenny est en face des poteaux, à 36 mètres, et transforme sans difficulté (3-0). Carter a l'occasion d'égaliser (7e), des 30 mètres face aux perches, ce qu'il fait sans trembler (3-3).

Les Toulonnais tentent de multiplier les temps de jeu quant ils sont dans le camp ciel et blanc. Mais la défense du Racing est loin d'être prise en défaut. Elle provoque même la faute des avants toulonnais, coupable de ne pas avoir libéré le ballon au sol alors que Lauret était déjà au contest. Une phase de jeu qui résume finalement le match.

Le premier tournant du match a lieu à la 18ème minute de jeu. Matt Giteau est retourné par Maxime Machenaud sur un placage. Il retombe sur les cervicales. Après arbitrage vidéo, Mathieu Raynal décide d'exclure définitivement le demi de mêlée du Racing. Les Ciel et blanc évolueront tout le reste de la rencontre en infériorité numérique. Leigh Halfpenny tente – et réussit – la transformation des 30 mètres face aux poteaux, sous la bronca du public(6-3, 18e). Juan Imhoff va désormais suppléer Machenaud à la mêlée. Et avec succès.

Les Toulonnais obtiennent une nouvelle pénalité sur une mêlée enfoncée. Dans les cordes de Halfpenny qui, des 45 mètres face aux poteaux, ne se fait pas prier pour transformer (9-3, 23e). Sur un excellent contest de Ben Arous sur un ruck à l'initiative des Toulonnais, les Racingmen obtiennent une pénalité dans la foulée (25e), des 40 mètres face aux poteaux, transformée par Carter au son d'une Marseillaise entonnée par les supporters toulonnais qui lui font face (9-6).

Profitant de l'avantage numérique, les Toulonnais créent un décalage à l'aile droite. Un décalage en réalité dû à une mauvaise défense sur un 3 contre 3 en bout de ligne, deux défenseurs parisiens plaquant un seul attaquant toulonnais ayant crocheté à l'intérieur, libérant de fait deux toulonnais face à un seul racingman. Tuisova en profite pour jouer le un contre un face à Dulin à deux mètres de la ligne. Et, plutôt que d'essayer de marcher sur son adversaire comme il en a l'habitude, il préfère servir son partenaire Gorgodze, qui aplatit malgré le retour de deux racingmen. Un essai non transformé car le ballon botté par Halfpenny touche le poteau droit (14-6, 29e).

Sur le renvoi, les racingmen obtiennent une pénalité des 45 mètres en coin, que tente Goosen, avec succès (14-9, 33e). Ben Arous et Lauret sont omniprésents sur les rucks défensifs, et obtiennent souvent gain de cause. Les Parisiens, qui n'ont plus rien à perdre, osent, passent après contact et mettent hors de position la défense toulonnaise. Les erreurs de mains finissent par avoir raison des velléités offensives ciel et blanches (38e). Sur un écran de Gorgodze sur Goosen, qui venait de monter une chandelle, Carter a une nouvelle possibilité au pied. Sa transformation des 35 mètres face aux perches passe, alors que la sirène retentit (14-12).

Dès la reprise, les parisiens sont toujours aussi vigilants en défense. Et efficace sur les rucks, obtenant des pénalités qui leur permettent de dégager leur camp. Des « Racing, Racing » parviennent à s'extraire des gradins catalans, vite éteints par les velléités toulonnaises, et les fautes des Ciel et blancs, comme ce ballon tombé par Nyanga (46e) alors que ses partenaires avaient l'initiative. Une faute clairement due à la fatigue inhérente à cette infériorité numérique, que tout le monde estime rédhibitoire pour les siens. Pas pour les Parisiens. Pour une fois (47e), c'est la mêlée parisienne qui obtient une pénalité. Située dans le camp du Racing, c'est Goosen, l'artificier au long cours, qui la tente (43 mètres face aux poteaux). Le ballon traverse les perches, et avec de la marge qui plus est (14-15, 48e). Le Racing mène pour la première fois de la rencontre. Le carton jaune de Chiocci (50e), sur une énième faute toulonnaise sur mêlée spontanée, permet à Goosen d'alourdir la marque. La tentative est très diagonale, à 43 mètres à droite des poteaux, le long de la ligne de touche. Le centre sud-africain transforme sous les acclamations du public, désormais acquis à la cause des Racingmen (14-18, 51e). Surtout que les Toulonnais multiplient les fautes. Parti devant le botteur sur une chandelle initiée sur ses propres 40 mètres, Tuisova permet à Carter de rajouter 3 points pour le Racing (14-21, 58e).

Les Parisiens sont désormais à un essai transformé pour les Toulonnais. Sur un énième ballon récupéré dans un ruck, cette fois par Carter, Joe Rokocoko hérite du ballon sur son aile droite et mystifie les deux défenseurs qui se présentent sur sa route, le premier sur un crocher extérieur, le second sur un coup de pied par dessus parfaitement dosé pour lui-même. Il n'a plus qu'à aplatir et à tomber dans les bras des remplaçants parisiens en extase. Carter rate la transformation (14-26, 59e).

C'est à ce moment que les deux Laurent (Travers et Labit) commencent le coaching côté parisien, avec Camille Chat qui vient suppléer Dimitri Szarzewski, qui a bien mérité de se reposer (61e). Tuisova, qui a des crampes (64e), est remplacé par Delon Armitage à l'aile. Tameifuna sort dans la foulée, visiblement blessé, remplacé par Ducalcon. Saulo supplée Chilachava sur coaching du côté toulonnais. Carter tente un drop des 42 mètres en face (65e). Raté. Mais ça permet aux racingmen de garder les toulonnais dans leur camp. L'objectif pour les Parisiens est désormais de conserver le ballon, soit dans leurs mains, soit dans le camp toulonnais, le plus loin possible de leur ligne d'en-but, encore moins à portée de la botte de Leigh Halfpenny. Une mission dont ils s'acquittent correctement, jusqu'à la 72e minute. Maxime Mermoz ramène en effet l'espoir dans le camp toulonnais sur un essai marqué sur un deuxième temps de jeu, à la suite d'une mêlée jouée dans les 5 mètres parisiens. Halfpenny transforme (21-26, 72e).

A la 77e, les parisiens sont acculés dans leurs 5 mètres. Sur une énième faute au sol, les toulonnais réclament la mêlée. Tameifuna refait son apparition pour caler la mêlée parisienne. Avec un succès énorme puisque les racingmen obtiennent la pénalité. Sur une combinaison en touche, Camille Chat perce le long de la touche et permet aux siens d'obtenir une pénalité à 40 mètres face aux poteaux toulonnais. Carter transforme (21-29, 80e). Pour sceller définitivement la victoire du Racing. Dan Carter remporte son deuxième bouclier de Brennus, en deux tentatives (2009 avec l'USAP). Et pour la première fois en participant à la fête de la finale. Et quelle fête !

FICHE TECHNIQUE

Vendredi 24 juin 2016 au Camp Nou (Barcelone), Racing 92bat RC Toulon 29-21 (mi-temps : 12-14)

Arbitre : Mathieu RAYNAL (Pays Catalan)

Spectateurs : 99 124.

Rugby Club Toulonnais : 2 essais, Gorgodze (29), Mermoz (72), 3 pénalités, Halfpenny (1, 18, 23), 1 transformation, Halfpenny (72e).

Racing 92 : 1 essai, Rokocoko (59), 8 Pénalités, Carter (7, 25, 40, 58, 80), Goosen (33, 48, 51).

RUGBY CLUB TOULONNAIS : Halfpenny (Belan, 74) – Tuisova (D. Armitage, 64), Mermoz, Bastareaud, Habana - (o) Giteau (Michalak, 64), (m) Pélissié - Fernandez Lobbe, S. Armitage (Fresia, 54-61), Gorgodze (Bruni, 65) – Mikautadze (Taofifenua, 56), Manoa – Chilachava (Saulo, 64), Guirado (cap) (Orioli, 56), Chiocci (Fresia, 74).

RACING 92 : Dulin - Rokocoko, Goosen, Chavancy, Imhoff - (o) Carter, (m) Machenaud - Nyanga, Masoe (Claassen, 74), Lauret – Carizza (Kruger, 70), Le Roux – Tameifuna (Ducalcon, 64), Szarzewski (cap) (Chat, 61), Ben Arous (Vartanov, 73-77).

Le STAFF des Minimes

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